mardi 24 novembre 2009

Cancer : Sarkozy débloque 730 millions d'euros

Marielle Court et Yves Miserey | Le Figaro | 24/11/2009

Le président de la République a présenté, lundi à Marseille, les grands axes du plan national de lutte contre la maladie.

Le deuxième Plan national de lutte contre le cancer qui court sur la période 2009-2013, va être doté de 730 millions d'euros de dépenses nouvelles. «C'est, dans le contexte actuel, un effort important consenti par l'État et par l'assurance maladie» , a souligné Nicolas Sarkozy qui présentait lundi à Marseille, les grands axes de ce plan. Largement inspiré par le rapport du P r Jean Pierre Grünfeld remis en février dernier, il poursuit trois objectifs : bénéficier des meilleurs soins possibles, réduire les inégalités et mieux préparer la vie après la maladie. Voici quelques mesures phare.

• Développer la recherche - Cinq sites de recherche pluridisciplinaire devant présenter une masse critique de médecins seront labellisés par l'Institut national du cancer (Inca). Parmi leur priorité, ils devront concourir à la réalisation d'essais cliniques précoces de nouveaux médicaments en recrutant deux fois plus de malades.

• Augmenter le nombre de spécialistes - Le plan vise une augmentation de 20 % des oncologues, radiothérapeutes et hématologues. Un effort particulier visera également les radiophysiciens. Il y aura cent étudiants supplémentaires chaque année dans cette spécialité.

• Améliorer l'information - Cela fait partie de la lutte contre les inégalités. Il s'agit notamment d'être capable de tenir des statistiques à jour. En 2010, l'INVS (Institut de veille sanitaire) devra produire des données relatives à 2007 et continuer à s'améliorer d'année en année. Pour l'heure la France est tout juste capable de fournir des données de 2005 alors que les États-Unis publient déjà celles de 2009.

• Développer l'analyse des risques environnementaux - 15 % du budget de la recherche y sera consacré. Seront étudiés les effets à long terme des expositions à faibles doses de certains agents chimiques biologiques ou physique. Il faudra être capable de faire la part entre ce qui relève de la constitution des personnes et ce qui relève de l'environnement.

• Mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer - La moitié des patients devront bénéficier de ce nouveau type de programme. Il impliquera l'infirmière coordinatrice des soins et le médecin traitant afin notamment d'offrir le suivi nécessaire et l'évaluation du risque de rechutes et de séquelles. Par ailleurs, 80 % des patients devront bénéficier fin 2013 du programme personnalisé de soins mis en place par le premier plan.

• Accroître le dépistage - D'ici à 2013, la participation de l'ensemble de la population au dépistage du cancer du sein et du colons devra augmenter de 15 % et de 50 % dans les départements où il y a le plus de problèmes. Par ailleurs, la quantité d'alcool devra être indiquée sur chaque bouteille en 2011 et l'an prochain, le remboursement des substituts nicotiniques sera porté de 50 à 150 € pour lés bénéficiaires de la CMU et pour les femmes enceintes. Sur la durée du plan 74 IRM supplémentaires seront installés, dont 39 dans les dix régions ayant la mortalité par cancer la plus élevée.

• Favoriser l'accès à l'emprunt - La convention «s'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé» doit être renouvelée pour améliorer la couverture a ssurantielle et l'accès à l'emprunt des personnes sorties de maladie.

• Une journée nationale de l'activité physique - L'activité physique ne devant «pas être l'apanage des beaux quartiers», une journée visant à inciter chacun à pratiquer de l'exercice doit être créée. Roselyne Bachelot doit faire des propositions.

mercredi 18 novembre 2009

La France envisage un virage à 180° sur la vaccination anti-H1N1

La France envisage un virage à 180° sur la vaccination anti-H1N1, Reuters, 18.11.09 | 13h30

Par Pierre Sérisier

Le gouvernement français envisage d'effectuer un virage à 180 degrés en autorisant les médecins généralistes à vacciner contre la grippe A(H1N1) dans leur cabinet alors qu'apparaissent des dysfonctionnements.

Roselyne Bachelot, qui doit composer avec une réticence forte des Français à se faire vacciner et à un mécontentement des praticiens face aux réquisitions, fera un "point d'étape" jeudi, une semaine après le début de la campagne.


La ministre de la Santé a évoqué mardi soir devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale la possibilité d'impliquer "certains cabinets libéraux" dans le dispositif de protection.

Les généralistes sont particulièrement favorables à cette évolution, estimant que l'on "va gagner en simplicité et en efficacité", a déclaré un porte-parole du syndicat des médecins généralistes, MG France, mercredi.

"Il faut faire preuve de souplesse et adapter le système aux réalités qui ont un peu changé. Il faut arriver à mettre de l'huile dans les rouages. Les déclarations de Roselyne Bachelot vont dans le sens d'une possible évolution", ajoute-t-on à MG France.

Les généralistes font valoir qu'ils peuvent jouer un rôle complémentaire de celui des centres de vaccination dans le traitement des patients à risques, ainsi que des personnes isolées qui sont souvent les plus vulnérables à la maladie.

"La vaccination est une décision difficile à prendre et il y a une attente forte de la part des patients d'être traités par leur médecin personnel", précise-t-on chez MG France.

GASPILLAGE

Ce revirement contraste avec la position du gouvernement rappelée lundi par le ministre de l'Education, Luc Chatel.

"Si nous n'avons pas choisi les médecins généralistes et les cabinets médicaux privés pour procéder à la vaccination, c'est parce que nous avons un procédé particulier", avait dit Luc Chatel. "Le gouvernement a fait un choix pragmatique de vacciner le plus grand nombre de Français en un temps limité".

Les flacons de vaccin servent à dix vaccinations et ils ne peuvent pas être utilisés au-delà de vingt-quatre heures dès lors qu'ils sont ouverts.

Au-delà de ce délai, ils sont bons à jeter, avait ajouté Luc Chatel, faisant valoir que cela justifiait le choix des centres de vaccination où ils pouvaient être pleinement utilisés.

Or, pour l'instant, seules 160.000 personnes ont été vaccinées dans les 1.060 centres de vaccination ouverts en France métropolitaine et dans les 74 qui l'ont été outre-mer, a indiqué Roselyne Bachelot devant la commission parlementaire.

L'Institut national de veille sanitaire (InVS) a recensé 43 décès de la grippe A au 16 novembre. Officiellement, 122 classes et 59 écoles ont été fermées dans 17 académies en France.

Mais ces chiffres n'ont pas convaincu les Français de se rendre en masse dans les centres de vaccination et cette faible participation engendre du gaspillage dans l'utilisation du vaccin.

"En attendant les vaccins monodose, les généralistes géreront au mieux en utilisant le vaccin multidose en regroupant les patients", explique Martial Olivier-Koehret, président de MG-France sur le site du syndicat.

D'autre part, les praticiens verraient d'un très bon oeil la fin des réquisitions de généralistes dans les centres de vaccination qu'ils accusent de provoquer une désorganisation dans la chaîne de soins.

Pour les patients, en revanche, autoriser la vaccination en cabinets privés pourra se traduire par un coût financier. Les actes sont gratuits dans les centres de vaccination alors que la consultation sera payante chez le généraliste.

Édité par Yves Clarisse

lundi 16 novembre 2009

AP-HP : le projet de suppression de 1 000 postes par an inquiète

AP-HP : le projet de suppression de 1 000 postes par an inquiète, Le Monde, 16 novembre 2009

Le malaise monte à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe 40 établissements hospitaliers à Paris et dans la petite couronne. Le professeur Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement (CME), qui représente les médecins, a menacé, dimanche 15 novembre dans le Parisien, de démissionner si n'était pas revu à la baisse un projet de suppression de 1 150 postes, en 2010, qui pourrait nuire, selon lui, à la qualité des soins.

Egalement chef du service anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière, cet opposant à la loi "Hôpital, patients, santé et territoires", adoptée en juillet, dit craindre une "spirale déflationniste" à l'AP-HP. Cette suppression de postes pourrait entraîner, selon lui, une diminution d'activité donc une baisse des recettes de l'AP-HP et une nouvelle réduction d'effectifs.

Interpellée dimanche au Sénat, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, n'a pas nié l'existence d'un tel plan de réductions de postes, mais précisé que le chiffre était issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel "non définitif". "Il ne s'agit que de réorganisations structurelles destinées à rétablir durablement la situation budgétaire de l'établissement", a-t-elle dit. La ministre a expliqué que le budget 2010 de l'AP-HP ne sera pas discuté avant 2010, et que le nombre de suppressions de postes ne sera confirmé qu'alors.

Tension permanente

L'AP-HP, qui compte plus de 70 000 emplois avec un budget annuel de 6 milliards d'euros, est sous tension permanente. D'ici à 2012, 350 millions d'euros devront être économisés sous forme de réduction des coûts structurels. Ce qui équivaut à réduire les effectifs de 1 000 postes par an.

"L'idée est de réussir à faire aussi bien avec moins de moyens", nous indique l'AP-HP, rappelant qu'il n'est pas question de licencier, car chaque année, il y a 6 000 à 7 000 départs naturels. "Il faut mettre en phase les diminutions d'effectifs avec les restructurations en cours, ce qui n'est pas le cas", réplique le professeur Coriat.

"C'est très bien que le professeur Coriat se décide enfin à prendre position", estime Nadine Prigent, pour la CGT-Santé, pointant des "restructurations à la hussarde". En plus des suppressions de postes elle affirme que les "activités médicales étiquetées non rentables", comme les centres IVG et de consultations sida, sont menacées.

Le personnel est sous le coup, déjà, d'une mesure de 700 suppressions de postes en 2009, qui provoque des tensions dans l'organisation du travail. Le projet de rapprochement des hôpitaux parisiens Tenon, Rothschild, Armand Trousseau et Saint-Antoine, qui pourrait faire disparaître la maternité de ce dernier, inquiète également. Enfin, plusieurs suicides ont été recensés à l'AP-HP ces derniers mois. Ils interpellent sur la souffrance des personnels face aux réformes hospitalières qui ont instauré une culture de la performance.

Laetitia Clavreul

dimanche 15 novembre 2009

L'AP-HP supprimerait 1 150 emplois selon un responsable de l'institution

L'AP-HP supprimerait 1 150 emplois selon un responsable de l'institution, Le Monde, 15 novembre 2009

Un haut responsable de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le professeur Pierre Coriat, a menacé dimanche 15 novembre de démissionner si un plan de suppression de 1 150 postes en 2010 n'était pas revu. Il estime, dans un entretien au Parisien, que ces coupes nuiraient à "la qualité des soins".

"Le projet actuel risque de casser l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Pour calculer le budget de l'hôpital, le ministère de la Santé a sous-estimé notre activité", a regretté M. Coriat qui est aussi chef du service d'anesthésie-réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière de Paris.

Chaque année à la même époque, le ministère de la santé fixe les orientations financières de l'AP-HP, institution qui gère une quarantaine d'établissements dont la majorité se trouvent à Paris et en proche banlieue. Interrogée par l'Agence France presse, la ministre de la santé Roselyne Bachelot n'a pas nié l'existence d'un tel plan. Elle a seulement reconnu que les suppressions de poste évoquées par M. Coriat était un "scénario parmi d'autres"et que le nombre de suppression de postes serait fixé "au début de l'année prochaine".

Hôpitaux de Paris: un responsable menace de démissionner

Hôpitaux de Paris: un responsable menace de démissionner, Libération, 15 novembre 2009

Le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale de l'AP-HP, dénonce un plan de suppressions de 1.150 postes en 2010.

Le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a menacé dimanche de démissionner si un plan de suppressions de 1.150 postes en 2010 état maintenu.

«Si on supprime mille emplois soignants non-médicaux et 150 postes de médecins, cela va nuire à la qualité des soins», prévient-il dans un entretien au Parisien Dimanche, appelant à «revoir ce plan de suppressions de postes».

Selon Coriat, également chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière, «le projet actuel risque de casser l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Pour calculer le budget de l'hôpital, le ministère de la Santé a sous-estimé notre activité», ajoute-t-il, dénonçant un «cercle vicieux». La réduction de personnels risquant d'entraîner une diminution de l'activité, une baisse des rentrées d'argent, et donc une nouvelle réduction d'effectifs.

Selon une source médicale, l'opposition du professeur Coriat à ce plan de suppressions de postes est connue dans le milieu médical, mais sa menace de démission est un fait nouveau.

«D'autres suppressions d'emplois» auront lieu à l'AP-HP, après celle de 700 postes prévue en 2009, avait déclaré en avril le directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq, devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), sans être en mesure de chiffrer ces nouvelles suppressions.

Le ministère de la Santé fixe tous les ans, à cette époque, les orientations budgétaires de l'AP-HP, qui regroupe une quarantaine d'établissements hospitaliers publics, principalement situés à Paris et dans sa proche banlieue.

Les médecins accoucheurs du privé toujours en grève

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 15/11/2009

A Bordeaux, Toulouse, Nantes, Reims ou encore Clermont-Ferrand, des cliniques privées n'accouchent plus. Les gynécologues protestent: ils veulent que la loi les couvre plus longtemps en cas d'accident médical. Le gouvernement répond par des réquisitions.

Les gynécologues libéraux exigeant que la loi les couvre au-delà de dix ans en cas d'accident médical devaient poursuivre aujourd'hui leur grève des accouchements dans les maternités privées où le gouvernement a procédé à des réquisitions samedi.

"Les compagnies d'assurance ne sont pas en mesure d'assurer tous nos actes et veulent limiter la couverture (en cas d'accident) à 10 ans après l'arrêt de notre activité", alors que des plaintes peuvent être "déposées jusqu'à 28 ans après un accouchement", a expliqué la gynécologue Marie Mas Calvet.

"Le mouvement continue dimanche car il n'y a toujours pas de solution trouvée", a dle docteur Jean Marty, secrétaire général du syndicat national des gynécologues-obstétriciens libéraux (Syngof) qui a lancé le mouvement. "Le phénomène s'étend et des villes comme Marseille et Strasbourg seront touchées dimanche", a-t-il ajouté.

La grève lancée samedi à 8H00 a touché Bordeaux, Toulouse, Nantes, Reims, Clermont-Ferrand, Avignon, Albi et Montauban, selon le Syngof.

"Le gouvernement en est encore à réfléchir à une nouvelle formulation des amendements, car il n'est pas question que notre protection ne soit pas assurée par la loi", a précisé M. Marty.

Les préfets réquisitionnent des médecins

Les sénateurs en débattront à nouveau dimanche à 17 heures 30, dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécu (PLFSS) pour 2010, a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a demandé samedi aux préfets de réquisitionner les médecins et assurait en fin d'après-midi que seulement sept cliniques étaient touchées, dont celle du Vert-Galant, à Tremblay en France (Seine-Saint-Denis).

"La priorité est la sécurité des mamans. Les préfets ont reçu des instructions", pour les orienter vers les hôpitaux publics et "réquisitionner les médecins", a indiqué une porte-parole.

Le mouvement "n'est pas très suivi, il n'y a pas de problème sanitaire à gérer", avait tempéré, dans l'après-midi, Lamine Gharbi, président de la fédération de l'hospitalisation privée FHP-MCO, rassemblant les 720 cliniques privées de l'hexagone qui réalisent 30% des accouchements en France.

lundi 2 novembre 2009

La France manque toujours de cancérologues

Le Figaro | 02/11/2009 Jean-Michel Bader

L'hexagone compte 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, soit le même ratio qu'en Albanie.

«Ce matin j'ai vu 23 malades en consultation», explique le Dr Daniel Serin, président de la Fédération française d'oncologie médicale. Il n'est pas le seul : les deux oncologues (cancérologues) de l'hôpital Tenon assurant les consultations devaient voir ce jour-là «entre 45 et 50 malades». Au quotidien, la charge de travail et les responsabilités de ces spécialistes sont devenues si lourdes qu'ils ne peuvent plus y faire face en totalité, et les listes d'attente s'allongent.

La France a seulement 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, le même nombre qu'en Albanie. Et avec 2 oncologues pour 100 000 habitants (plus du double), les États-Unis se soucient déjà du «drame de la pénurie» attendue ces prochaines années dans ce pays… La situation n'est pas nouvelle : le premier plan cancer et le rapport récent du Pr Grünfeld ne cessent de répéter qu'il faut «revoir la tarification, créer des postes d'internes, de chefs de clinique et d'assistants». Sans résultats tangibles.

La situation est devenue si aiguë que les cancérologues français ont lancé le mois dernier un appel à Nicolas Sarkozy pour qu'il vienne en aide à leur profession sinistrée. «La démographie médicale est un souci réel, plusieurs métiers de la cancérologie sont directement concernés. Il est temps de rattraper le temps perdu», martèlent les professionnels. «Il y a une vraie contradiction à vouloir une priorité d'accès aux médicaments innovants et souvent très coûteux en cancérologie et en même temps à délaisser le métier qui est censé les prescrire et en assurer le bon emploi. L'oncologie médicale est sinistrée et délaissée.»


Milieu hospitalier public

«La discipline manque de bras», estime Daniel Serin, qui a lancé cet appel. «Peu de postes sont créés, les internes fuient la profession par manque de débouchés. Alors que c'est un métier merveilleux, un métier d'avenir, un vrai travail de coordinateur médical. L'oncologue est souvent au centre du dispositif multidisciplinaire.»

Les collègues libéraux des médecins hospitaliers ne sont pas mieux lotis : leur rémunération est basée sur un acte infirmier et pas un forfait global. L'oncologie hématologique, la discipline qui traite ­leucémies, lymphomes et atteintes de la moelle osseuse, qui fait des greffes de moelle et ne s'exerce qu'en milieu hospitalier public, est un bon exemple. «Nous ne pourrons pas être vendus au privé, notre activité s'adresse à des malades lourds, et pourtant nous serions attractifs pour des jeunes spécialistes si nous pouvions les accueillir. Mais avec la suppression prévue par Roselyne Bachelot de 4 000 postes sur trois ans, dont 500 postes de praticiens hospitaliers (soit 140 cette année), nous sommes étranglés», s'indigne le Pr Jean-Paul Vernant (Pitié-Salpêtrière).