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Références
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mercredi 24 mars 2010
mardi 23 mars 2010
La délicate mue de l'AP-HP
Le Figaro, 23 mars 2010
Pétitions, manifestations, occupation de locaux, menace de démission de centaines de médecins de leurs fonctions administratives, rumeurs de limogeage du directeur… La préparation du plan stratégique 2010-2014 de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris provoque des remous.
Les orientations doivent être bouclées d'ici une semaine par le conseil exécutif de l'AP-HP, puis définitivement adoptées en juin. Une négociation a déjà commencé avec les syndicats.
Pour la direction, il s'agit de répondre aux nouveaux problèmes de santé (obésité, vieillissement…), d'anticiper la baisse du nombre de médecins, de s'adapter au progrès médical (chirurgie ambulatoire…). Et de résorber les déficits avant fin 2012.
Cela suppose, avait expliqué en début d'année le directeur général, Benoît Leclercq, 3 000 à 4 000 suppressions de postes d'ici là, par non-remplacement d'une partie des 6 000 départs naturels annuels.
Pour les syndicats et certains médecins, c'est la«casse sociale», la «dégradation des soins» et la «destruction du service public». Face à la grogne, tout objectif chiffré de réduction d'effectifs a été retiré.
Demeure l'impératif d'équilibre budgétaire, exigé de tous les hôpitaux par Nicolas Sarkozy, sachant que la masse salariale y représente environ 70% des dépenses…
Benoît Leclercq, qui semble aujourd'hui très fragilisé, est convaincu que des réductions d'emplois sont compatibles avec la qualité des soins, à condition de se réorganiser. Regrouper deux services similaires permet de réaliser des actes avec une certaine fréquence, gage de qualité.
Et de réaliser des économies : une équipe de garde au lieu de deux, moins de locaux à entretenir… Construire de nouveaux bâtiments, plaide-t-il aussi, peut être moins cher que d'en rénover d'anciens de toute façon inadaptés. C'est notamment le cas des hôpitaux «pavillonnaires», hérités du XIXe siècle et étalés sur des hectares.
Comme Trousseau, emblème de la contestation. Le conseil exécutif compte déménager sa pédiatrie spécialisée, très pointue mais en surcapacité, vers les deux autres services de la même discipline existants, à Robert-Debré (4,5 km) et à Necker (8 km), où les locaux seront agrandis. Le projet est remis en cause par des médecins de Trousseau ; certains redoutent que la maternité de cet établissement soit fragilisée.
«La direction n'a jamais fait le forcing»
Pourtant, Pierre Coriat, le président de la Commission médicale d'établissement (CME), c'est-à-dire le représentant élu de tous les médecins de l'AP-HP, met en garde : «Il n'est pas possible de repartir à zéro. Ce plan stratégique a fait l'objet d'une large concertation, avec une référence constante aux besoins de santé publique et aux impératifs de la médecine moderne.»
Aucun projet de restructuration n'arrive au conseil exécutif sans avoir d'abord été «instruit» par la CME, le «Parlement» des médecins, précise le Pr Coriat. «Trois cas peuvent alors se présenter : soit il y a consensus, soit ils sont jugés pertinents médicalement mais il nous faut convaincre certains collègues réticents à cause d'un “patriotisme de site”, soit ils sont jugés non pertinents. Dans ce dernier cas, le conseil renonce. La direction n'a jamais fait le forcing.»
Et d'ajouter : «Être efficient économiquement, c'est, entre autres, soigner plus vite, réduire les infections, les complications : tout cela est un devoir éthique. J'envisage l'équilibre en 2012-2014 tout en ayant amélioré l'offre de soins, à condition d'investir. On peut trouver suffisamment d'économies, mais pas seulement sur les effectifs. Nous dépensons 1 milliard en médicaments par an. Réduire de 3% notre consommation, c'est déjà 30 millions d'économisés ! Là où nous divergeons fondamentalement, c'est quand la direction affiche en préalable un nombre d'emplois de soignants à supprimer. Il ne faut pas partir de ce dogme technocratique.»
«La dimension économique»
Une critique de la méthode partagée par le député PS Jean-Marie Le Guen, président de l'AP-HP.
«On a trente ans de retard en matière d'investissement sur les autres CHU, déplore l'élu - un constat largement partagé. Réduire les charges de personnel, on peut y parvenir, mais les investissements sont une condition préalable, pour regrouper les bâtiments, les services. Donc il est impossible de le faire en trois ans.»
Pour autant, assure l'adjoint au maire de Paris, l'AP-HP est prête au changement : «La Pitié-Salpêtrière compte 88 bâtiments ! Cela a longtemps satisfait certains chefs de service, qui se sentaient tranquilles chez eux… Mais une nouvelle génération de médecins veut que les services travaillent ensemble ; elle raisonne en termes de qualité de soins, de compétition mondiale sur la recherche, et a conscience de la dimension économique.»
C'est peut-être finalement cela qui bouscule une partie du corps médical : l'impression qu'une certaine conception de la médecine hospitalo-universitaire s'éloigne.
«Les mandarins, résume un cadre de l'AP-HP, ne pourront plus transmettre “leur” service pour vingt ans, comme eux-mêmes en ont hérité il y a vingt ans.»
--------------------------------------------------------------------------------
Une exception parisienne
La révolte de l'AP-HP ? Une colère de «privilégiés», soupirent discrètement certains représentants des autres CHU - ceux de province. «En proportion, Nantes, Nancy ou Lyon réduisent davantage les effectifs, sans faire tant de bruit», grince un important «patron».
Il est vrai que la proximité des médias et des cercles politiques donne aux revendications des blouses blanches parisiennes beaucoup d'écho. Un sentiment d'exception parfois entretenu par le pouvoir lui-même. Le dossier est censé relever de la nouvelle "Agence régionale de santé" mais Roselyne Bachelot fait savoir qu'elle reçoit les médecins parisiens. Le cabinet de la ministre reçoit la presse pour présenter la réforme, tandis que Nicolas Sarkozy invite à déjeuner une douzaine de professeurs à la tête de la contestation…
Il est tout aussi vrai que l'AP-HP écrase les autres établissements français par sa taille, sa renommée internationale, sa recherche, et qu'elle draine des patients bien au-delà de la région parisienne.
Pétitions, manifestations, occupation de locaux, menace de démission de centaines de médecins de leurs fonctions administratives, rumeurs de limogeage du directeur… La préparation du plan stratégique 2010-2014 de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris provoque des remous.
Les orientations doivent être bouclées d'ici une semaine par le conseil exécutif de l'AP-HP, puis définitivement adoptées en juin. Une négociation a déjà commencé avec les syndicats.
Pour la direction, il s'agit de répondre aux nouveaux problèmes de santé (obésité, vieillissement…), d'anticiper la baisse du nombre de médecins, de s'adapter au progrès médical (chirurgie ambulatoire…). Et de résorber les déficits avant fin 2012.
Cela suppose, avait expliqué en début d'année le directeur général, Benoît Leclercq, 3 000 à 4 000 suppressions de postes d'ici là, par non-remplacement d'une partie des 6 000 départs naturels annuels.
Pour les syndicats et certains médecins, c'est la«casse sociale», la «dégradation des soins» et la «destruction du service public». Face à la grogne, tout objectif chiffré de réduction d'effectifs a été retiré.
Demeure l'impératif d'équilibre budgétaire, exigé de tous les hôpitaux par Nicolas Sarkozy, sachant que la masse salariale y représente environ 70% des dépenses…
Benoît Leclercq, qui semble aujourd'hui très fragilisé, est convaincu que des réductions d'emplois sont compatibles avec la qualité des soins, à condition de se réorganiser. Regrouper deux services similaires permet de réaliser des actes avec une certaine fréquence, gage de qualité.
Et de réaliser des économies : une équipe de garde au lieu de deux, moins de locaux à entretenir… Construire de nouveaux bâtiments, plaide-t-il aussi, peut être moins cher que d'en rénover d'anciens de toute façon inadaptés. C'est notamment le cas des hôpitaux «pavillonnaires», hérités du XIXe siècle et étalés sur des hectares.
Comme Trousseau, emblème de la contestation. Le conseil exécutif compte déménager sa pédiatrie spécialisée, très pointue mais en surcapacité, vers les deux autres services de la même discipline existants, à Robert-Debré (4,5 km) et à Necker (8 km), où les locaux seront agrandis. Le projet est remis en cause par des médecins de Trousseau ; certains redoutent que la maternité de cet établissement soit fragilisée.
«La direction n'a jamais fait le forcing»
Pourtant, Pierre Coriat, le président de la Commission médicale d'établissement (CME), c'est-à-dire le représentant élu de tous les médecins de l'AP-HP, met en garde : «Il n'est pas possible de repartir à zéro. Ce plan stratégique a fait l'objet d'une large concertation, avec une référence constante aux besoins de santé publique et aux impératifs de la médecine moderne.»
Aucun projet de restructuration n'arrive au conseil exécutif sans avoir d'abord été «instruit» par la CME, le «Parlement» des médecins, précise le Pr Coriat. «Trois cas peuvent alors se présenter : soit il y a consensus, soit ils sont jugés pertinents médicalement mais il nous faut convaincre certains collègues réticents à cause d'un “patriotisme de site”, soit ils sont jugés non pertinents. Dans ce dernier cas, le conseil renonce. La direction n'a jamais fait le forcing.»
Et d'ajouter : «Être efficient économiquement, c'est, entre autres, soigner plus vite, réduire les infections, les complications : tout cela est un devoir éthique. J'envisage l'équilibre en 2012-2014 tout en ayant amélioré l'offre de soins, à condition d'investir. On peut trouver suffisamment d'économies, mais pas seulement sur les effectifs. Nous dépensons 1 milliard en médicaments par an. Réduire de 3% notre consommation, c'est déjà 30 millions d'économisés ! Là où nous divergeons fondamentalement, c'est quand la direction affiche en préalable un nombre d'emplois de soignants à supprimer. Il ne faut pas partir de ce dogme technocratique.»
«La dimension économique»
Une critique de la méthode partagée par le député PS Jean-Marie Le Guen, président de l'AP-HP.
«On a trente ans de retard en matière d'investissement sur les autres CHU, déplore l'élu - un constat largement partagé. Réduire les charges de personnel, on peut y parvenir, mais les investissements sont une condition préalable, pour regrouper les bâtiments, les services. Donc il est impossible de le faire en trois ans.»
Pour autant, assure l'adjoint au maire de Paris, l'AP-HP est prête au changement : «La Pitié-Salpêtrière compte 88 bâtiments ! Cela a longtemps satisfait certains chefs de service, qui se sentaient tranquilles chez eux… Mais une nouvelle génération de médecins veut que les services travaillent ensemble ; elle raisonne en termes de qualité de soins, de compétition mondiale sur la recherche, et a conscience de la dimension économique.»
C'est peut-être finalement cela qui bouscule une partie du corps médical : l'impression qu'une certaine conception de la médecine hospitalo-universitaire s'éloigne.
«Les mandarins, résume un cadre de l'AP-HP, ne pourront plus transmettre “leur” service pour vingt ans, comme eux-mêmes en ont hérité il y a vingt ans.»
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Une exception parisienne
La révolte de l'AP-HP ? Une colère de «privilégiés», soupirent discrètement certains représentants des autres CHU - ceux de province. «En proportion, Nantes, Nancy ou Lyon réduisent davantage les effectifs, sans faire tant de bruit», grince un important «patron».
Il est vrai que la proximité des médias et des cercles politiques donne aux revendications des blouses blanches parisiennes beaucoup d'écho. Un sentiment d'exception parfois entretenu par le pouvoir lui-même. Le dossier est censé relever de la nouvelle "Agence régionale de santé" mais Roselyne Bachelot fait savoir qu'elle reçoit les médecins parisiens. Le cabinet de la ministre reçoit la presse pour présenter la réforme, tandis que Nicolas Sarkozy invite à déjeuner une douzaine de professeurs à la tête de la contestation…
Il est tout aussi vrai que l'AP-HP écrase les autres établissements français par sa taille, sa renommée internationale, sa recherche, et qu'elle draine des patients bien au-delà de la région parisienne.
Hôpitaux de Paris : le dossier reste explosif malgré la suspension des restructurations
Le Monde, 20 mars 2010
Était-ce un vrai recul ? Les syndicats en doutent, et la pression est à peine retombée à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), où le dossier explosif de la restructuration est suivi de près par l'Elysée.
Pourtant, deux jours avant le premier tour des élections régionales, le 12 mars, la direction avait suspendu la mise en œuvre des restructurations en cours, le temps de négocier, site par site, avec les syndicats.
Manifestation contre la fermeture de centres IVG, séquestration de la directrice de l'hôpital Charles-Foix - Jean-Rostand (Val-de-Marne), jeudi 18 mars 2010, puis de son homologue de Joffre-Dupuytren (Essonne), vendredi, il n'y a pas eu de répit dans l'entre-deux-tours.
Les syndicats de l'AP-HP réfléchissent à organiser une action, le 26 mars 2010, date de la prochaine réunion avec la direction. Une mobilisation nationale sur l'emploi dans les hôpitaux est prévue le 30 mars 2010.
"Tant que le changement de politique n'est pas garanti, nous n'arrêterons pas la mobilisation", affirme Rose-May Rousseau, pour la CGT de l'AP-HP. "Nous avons gagné un sursis, mais la direction va clairement nous présenter le même projet", prévoit Marie-Christine Fararik, pour SUD-santé.
Ce plan stratégique 2010-2014, dont les premières orientations ont été dévoilées en janvier 2010, prévoit des rapprochements d'hôpitaux et des fermetures de services.
Il s'inscrit dans l'optique de la modernisation du mastodonte de l'AP-HP, qui regroupe 37 établissements et dans l'objectif, fixé à tous les hôpitaux, d'un retour à l'équilibre en 2012.
A l'AP-HP, c'est 100 millions d'euros qui doivent être économisés chaque année, sur un budget annuel de 6 milliards.
Au ministère de la santé, on rappelle qu'il s'agit là d'"un objectif de résultats, non de moyens".
Alors que le chiffre de 3 000 à 4 000 suppressions de postes (sur 92 000 emplois) avait été avancé par la direction, celle-ci insiste désormais, comme le ministère, sur les autres pistes à explorer, comme la rationalisation de la prescription de médicaments.
Mais la masse salariale représentant 70 % des dépenses, chacun sait qu'à l'hôpital économie rime avec réduction de postes. Les syndicats ne croient donc guère à la fin de la "logique comptable".
Les médecins non plus. Le Pr André Grimaldi, président du Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP), s'il note un changement de méthode, n'en imagine pas sur le fond : "Depuis des années, le leitmotiv des politiques a été l'équilibre budgétaire et les suppressions d'emplois, je ne vois pas pourquoi l'AP-HP y échapperait."
Il affirme qu'en cas d'impact sur l'offre de soins les médecins seront prêts à "réagir rapidement". A l'automne, ils avaient déjà menacé de démissionner de leurs fonctions administratives.
Médecins, syndicats, tous espèrent que les intentions du gouvernement seront éclaircies après le second tour des régionales, dimanche 21 mars 2010. Ils voudraient sortir du "flottement" ressenti ces dernières semaines. "Entre l'Elysée et le ministère, c'était la cacophonie", estime Rose-May Rousseau.
Ils aimeraient aussi être fixés sur leurs interlocuteurs. La semaine écoulée a encore donné lieu à des rumeurs de limogeage de Benoît Leclercq, le patron de l'AP-HP, auquel l'exécutif reprocherait non d'avoir mis sur les rails le plan de restructuration, mais d'avoir mal géré la communication sur les suppressions de postes, en pleine période électorale.
Un sujet sur lequel la gauche s'est mobilisée, au nom de l'emploi et de la qualité de l'offre de soins, notamment à propos de l'hôpital Armand-Trousseau menacé de démantèlement.
Déjà, Georges-François Leclerc, le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, dont la raideur était peu appréciée dans le monde de la santé, a quitté ses fonctions en février 2010.
Désormais, alors qu'un remaniement est en vue, on s'interroge sur le sort de la ministre. Celle-ci est fragilisée par les remous à l'AP-HP, mais aussi par ses relations tendues avec les médecins libéraux, sans oublier la gestion de la grippe A.
Mme Bachelot, qui sera auditionnée mardi 23 mars 2010 par la commission d'enquête du Sénat, est en première ligne sur le sujet.
Laetitia Clavreul
Était-ce un vrai recul ? Les syndicats en doutent, et la pression est à peine retombée à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), où le dossier explosif de la restructuration est suivi de près par l'Elysée.
Pourtant, deux jours avant le premier tour des élections régionales, le 12 mars, la direction avait suspendu la mise en œuvre des restructurations en cours, le temps de négocier, site par site, avec les syndicats.
Manifestation contre la fermeture de centres IVG, séquestration de la directrice de l'hôpital Charles-Foix - Jean-Rostand (Val-de-Marne), jeudi 18 mars 2010, puis de son homologue de Joffre-Dupuytren (Essonne), vendredi, il n'y a pas eu de répit dans l'entre-deux-tours.
Les syndicats de l'AP-HP réfléchissent à organiser une action, le 26 mars 2010, date de la prochaine réunion avec la direction. Une mobilisation nationale sur l'emploi dans les hôpitaux est prévue le 30 mars 2010.
"Tant que le changement de politique n'est pas garanti, nous n'arrêterons pas la mobilisation", affirme Rose-May Rousseau, pour la CGT de l'AP-HP. "Nous avons gagné un sursis, mais la direction va clairement nous présenter le même projet", prévoit Marie-Christine Fararik, pour SUD-santé.
Ce plan stratégique 2010-2014, dont les premières orientations ont été dévoilées en janvier 2010, prévoit des rapprochements d'hôpitaux et des fermetures de services.
Il s'inscrit dans l'optique de la modernisation du mastodonte de l'AP-HP, qui regroupe 37 établissements et dans l'objectif, fixé à tous les hôpitaux, d'un retour à l'équilibre en 2012.
A l'AP-HP, c'est 100 millions d'euros qui doivent être économisés chaque année, sur un budget annuel de 6 milliards.
Au ministère de la santé, on rappelle qu'il s'agit là d'"un objectif de résultats, non de moyens".
Alors que le chiffre de 3 000 à 4 000 suppressions de postes (sur 92 000 emplois) avait été avancé par la direction, celle-ci insiste désormais, comme le ministère, sur les autres pistes à explorer, comme la rationalisation de la prescription de médicaments.
Mais la masse salariale représentant 70 % des dépenses, chacun sait qu'à l'hôpital économie rime avec réduction de postes. Les syndicats ne croient donc guère à la fin de la "logique comptable".
Les médecins non plus. Le Pr André Grimaldi, président du Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP), s'il note un changement de méthode, n'en imagine pas sur le fond : "Depuis des années, le leitmotiv des politiques a été l'équilibre budgétaire et les suppressions d'emplois, je ne vois pas pourquoi l'AP-HP y échapperait."
Il affirme qu'en cas d'impact sur l'offre de soins les médecins seront prêts à "réagir rapidement". A l'automne, ils avaient déjà menacé de démissionner de leurs fonctions administratives.
Médecins, syndicats, tous espèrent que les intentions du gouvernement seront éclaircies après le second tour des régionales, dimanche 21 mars 2010. Ils voudraient sortir du "flottement" ressenti ces dernières semaines. "Entre l'Elysée et le ministère, c'était la cacophonie", estime Rose-May Rousseau.
Ils aimeraient aussi être fixés sur leurs interlocuteurs. La semaine écoulée a encore donné lieu à des rumeurs de limogeage de Benoît Leclercq, le patron de l'AP-HP, auquel l'exécutif reprocherait non d'avoir mis sur les rails le plan de restructuration, mais d'avoir mal géré la communication sur les suppressions de postes, en pleine période électorale.
Un sujet sur lequel la gauche s'est mobilisée, au nom de l'emploi et de la qualité de l'offre de soins, notamment à propos de l'hôpital Armand-Trousseau menacé de démantèlement.
Déjà, Georges-François Leclerc, le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, dont la raideur était peu appréciée dans le monde de la santé, a quitté ses fonctions en février 2010.
Désormais, alors qu'un remaniement est en vue, on s'interroge sur le sort de la ministre. Celle-ci est fragilisée par les remous à l'AP-HP, mais aussi par ses relations tendues avec les médecins libéraux, sans oublier la gestion de la grippe A.
Mme Bachelot, qui sera auditionnée mardi 23 mars 2010 par la commission d'enquête du Sénat, est en première ligne sur le sujet.
Laetitia Clavreul
vendredi 12 mars 2010
Le directeur général de l'AP-HP Benoît Leclercq aurait été limogé
Le Monde, 11 mars 2010
Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, aurait été "viré", selon des informations rapportées, jeudi 11 mars, par le site Internet de Libération.
"Le ministère de la santé a démenti cette l'information. Mais, de sources élyséennes, c'est confirmé", précise le quotidien. M. Leclercq, 62 ans, est directeur général de l'AP-HP depuis 2006.
Cette décision intervient alors que des syndicats de l'AP-HP occupent actuellement et depuis la mi-journée son siège à Paris, afin de dénoncer les projets de restructuration de la direction. Une centaine de personnes se sont installées dans la salle de conseil du siège, situé près de l'Hôtel de Ville, dans l'intention d'y passer la nuit, à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-SUD-Santé-CFTC.
Celle-ci demande l'arrêt immédiat de la fermeture de nombreux hôpitaux de l'AP-HP, du plan social de suppressions d'emplois, qu'elle chiffre à 5 700, et le maintien de l'offre de soins en Ile-de-France.
Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, aurait été "viré", selon des informations rapportées, jeudi 11 mars, par le site Internet de Libération.
"Le ministère de la santé a démenti cette l'information. Mais, de sources élyséennes, c'est confirmé", précise le quotidien. M. Leclercq, 62 ans, est directeur général de l'AP-HP depuis 2006.
Cette décision intervient alors que des syndicats de l'AP-HP occupent actuellement et depuis la mi-journée son siège à Paris, afin de dénoncer les projets de restructuration de la direction. Une centaine de personnes se sont installées dans la salle de conseil du siège, situé près de l'Hôtel de Ville, dans l'intention d'y passer la nuit, à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-SUD-Santé-CFTC.
Celle-ci demande l'arrêt immédiat de la fermeture de nombreux hôpitaux de l'AP-HP, du plan social de suppressions d'emplois, qu'elle chiffre à 5 700, et le maintien de l'offre de soins en Ile-de-France.
Le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris occupé par les syndicats
Le Monde, 11 mars 2010
Des syndicats de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) occupent, jeudi depuis la mi-journée son siège à Paris, afin de dénoncer les projets de restructuration de la direction. Une centaine de personnes se sont installées dans la salle de conseil du siège, situé près de l'Hôtel de Ville, dans l'intention d'y passer la nuit, à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-SUD-Santé-CFTC.
"Nous sommes résolument opposés aux restructurations de l'AP-HP, c'est la casse des hôpitaux, leur démantèlement", a affirmé Gilles Damez, délégué FO, reprochant par ailleurs à la direction de vouloir vendre le siège.
La direction veut regrouper autour de douze groupes hospitaliers les hôpitaux parisiens et franciliens aujourd'hui au nombre de 37, un projet qui prévoit la suppression de 3 000 à 4 000 emplois d'ici à 2012.
Dans un communiqué, l'intersyndicale déclare refuser "des restructurations menées sur la seule logique comptable (...) sur le dos des malades et des personnels". Cette restructuration, selon elle, se traduirait par 300 millions d'euros d'économie d'ici à 2012.
Aussi, l'intersyndicale "exige" notamment l'arrêt immédiat de la fermeture de nombreux hôpitaux de l'AP-HP, du plan social de suppressions d'emplois, qu'elle chiffre à 5 700, et le maintien de l'offre de soins sur l'Ile-de-France.
Des syndicats de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) occupent, jeudi depuis la mi-journée son siège à Paris, afin de dénoncer les projets de restructuration de la direction. Une centaine de personnes se sont installées dans la salle de conseil du siège, situé près de l'Hôtel de Ville, dans l'intention d'y passer la nuit, à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-SUD-Santé-CFTC.
"Nous sommes résolument opposés aux restructurations de l'AP-HP, c'est la casse des hôpitaux, leur démantèlement", a affirmé Gilles Damez, délégué FO, reprochant par ailleurs à la direction de vouloir vendre le siège.
La direction veut regrouper autour de douze groupes hospitaliers les hôpitaux parisiens et franciliens aujourd'hui au nombre de 37, un projet qui prévoit la suppression de 3 000 à 4 000 emplois d'ici à 2012.
Dans un communiqué, l'intersyndicale déclare refuser "des restructurations menées sur la seule logique comptable (...) sur le dos des malades et des personnels". Cette restructuration, selon elle, se traduirait par 300 millions d'euros d'économie d'ici à 2012.
Aussi, l'intersyndicale "exige" notamment l'arrêt immédiat de la fermeture de nombreux hôpitaux de l'AP-HP, du plan social de suppressions d'emplois, qu'elle chiffre à 5 700, et le maintien de l'offre de soins sur l'Ile-de-France.
jeudi 11 mars 2010
Les médecins généralistes en grève
LEXPRESS.fr AFP, 11/03/2010
Des généralistes ferment leur cabinet ce jeudi, car ils s'estiment moins bien reconnus que les spécialistes et "harcelés" par la Sécu.
Se jugeant "mal reconnus" par rapport aux médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou "harcelés" par la Sécu pour limiter les dépenses, des généralistes racontent pourquoi ils ferment leur cabinet ce jeudi à l'appel de plusieurs syndicats.
"On reste en bas de l'échelle. On fait les mêmes études que tout le monde, mais on fait un boulot considéré comme misérable par rapport à un spécialiste", résume Bruno Deloffre, 53 ans, installé à Courbevoie (Hauts-de-Seine).
"On ne se bagarre pas pour un euro, mais pour le titre et la reconnaissance des compétences du médecin généraliste", explique-t-il, alors que quatre syndicats appellent à fermer les cabinets jeudi pour obtenir l'alignement du prix de la consultation du généraliste (22 euros actuellement) sur le prix plancher des autres médecins (23 euros).
Un "harcèlement" de la Sécu
Ce mouvement, baptisé "généralistes en colère", est aussi suivi pour d'autres raisons: Jean-Pierre Enrione-Thorrand, 61 ans, installé à Grenoble, accuse sa caisse d'assurance maladie de "harcèlement".
"Je demande une prise en charge à 100% pour deux patientes: même âge, même moment de départ à la retraite, même maladie, même traitement, même pose de pacemaker. Dans un cas, on me l'accorde sans discuter. Dans l'autre, on me la refuse. Ca fait neuf mois. J'ai écrit partout pour qu'on m'explique sur quel texte on s'appuie et personne me répond", s'exclame-t-il.
Youssef Barada, 61 ans, installé à Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor), va dans le même sens: "Sur le plan des prescriptions, on est sous haute surveillance permanente (...) on est soupçonné tout le temps".
"Il y a deux mois, la caisse a décrété unilatéralement dans les Côtes d'Armor que, pour les visites, on n'avait plus le droit de faire de tiers payant", à savoir dispenser le patient d'avancer les frais en attendant le remboursement, dit-il.
"Ca porte préjudice à des patients qui n'ont pas les moyens" dit-il, en évoquant la cas d'une patiente "sans un rond" qui doit attendre deux à trois mois pour être remboursée.
"L'euro de hausse de la consultation n'est pas le plus important. Le plus important, c'est les conditions de travail. Les jeunes ne veulent plus s'installer à nos places. Moi, j'ai acheté une clientèle qui m'a coûté trente briques (300.000 francs, ndlr) il y a 28 ans. Là, je suis prêt à la céder pour un euro symbolique et je ne suis pas sûr de trouver quelqu'un", conclut-il.
Des généralistes ferment leur cabinet ce jeudi, car ils s'estiment moins bien reconnus que les spécialistes et "harcelés" par la Sécu.
Se jugeant "mal reconnus" par rapport aux médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou "harcelés" par la Sécu pour limiter les dépenses, des généralistes racontent pourquoi ils ferment leur cabinet ce jeudi à l'appel de plusieurs syndicats.
"On reste en bas de l'échelle. On fait les mêmes études que tout le monde, mais on fait un boulot considéré comme misérable par rapport à un spécialiste", résume Bruno Deloffre, 53 ans, installé à Courbevoie (Hauts-de-Seine).
"On ne se bagarre pas pour un euro, mais pour le titre et la reconnaissance des compétences du médecin généraliste", explique-t-il, alors que quatre syndicats appellent à fermer les cabinets jeudi pour obtenir l'alignement du prix de la consultation du généraliste (22 euros actuellement) sur le prix plancher des autres médecins (23 euros).
Un "harcèlement" de la Sécu
Ce mouvement, baptisé "généralistes en colère", est aussi suivi pour d'autres raisons: Jean-Pierre Enrione-Thorrand, 61 ans, installé à Grenoble, accuse sa caisse d'assurance maladie de "harcèlement".
"Je demande une prise en charge à 100% pour deux patientes: même âge, même moment de départ à la retraite, même maladie, même traitement, même pose de pacemaker. Dans un cas, on me l'accorde sans discuter. Dans l'autre, on me la refuse. Ca fait neuf mois. J'ai écrit partout pour qu'on m'explique sur quel texte on s'appuie et personne me répond", s'exclame-t-il.
Youssef Barada, 61 ans, installé à Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor), va dans le même sens: "Sur le plan des prescriptions, on est sous haute surveillance permanente (...) on est soupçonné tout le temps".
"Il y a deux mois, la caisse a décrété unilatéralement dans les Côtes d'Armor que, pour les visites, on n'avait plus le droit de faire de tiers payant", à savoir dispenser le patient d'avancer les frais en attendant le remboursement, dit-il.
"Ca porte préjudice à des patients qui n'ont pas les moyens" dit-il, en évoquant la cas d'une patiente "sans un rond" qui doit attendre deux à trois mois pour être remboursée.
"L'euro de hausse de la consultation n'est pas le plus important. Le plus important, c'est les conditions de travail. Les jeunes ne veulent plus s'installer à nos places. Moi, j'ai acheté une clientèle qui m'a coûté trente briques (300.000 francs, ndlr) il y a 28 ans. Là, je suis prêt à la céder pour un euro symbolique et je ne suis pas sûr de trouver quelqu'un", conclut-il.
Les généralistes, infirmières et puéricultrices se mettent en grève
Le Point, 11 mars 2010
Journée d'action jeudi pour les médecins généralistes, les infirmières et les professionnels de la petite enfance. Des crèches et des cabinets médicaux devraient être fermés jeudi en France. Tour d'horizon de la grogne.
Médecins généralistes
Ils ferment leur cabinet pour réclamer davantage de moyens. Les syndicats de la profession, MG France, Union généraliste, Union collégiale et SNJMG (jeunes généralistes), dénoncent le manque de reconnaissance des médecins généralistes par rapport aux spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé.
Ils s'en prennent également à la pression de la Sécurité sociale pour limiter les dépenses.
Un communiqué de MG France, premier syndicat, souligne : "L'État, par le fait qu'il n'applique pas les lois qu'il a fait voter, et l'assurance-maladie, par les mesures discriminantes et vexatoires qu'elle applique avec zèle à l'encontre des généralistes, créent les conditions d'une France sans médecins généralistes. Si rien ne change, à l'horizon 2025, il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinets, contre 56.000 aujourd'hui."
Le texte fait notamment référence à "la spécialité de médecine générale" prévue par la loi qui ne s'est pas concrétisée par une augmentation des tarifs.
Infirmières
Six syndicats d'infirmières appellent à une journée de grève avec rassemblement à Paris pour la reconnaissance de leur niveau de qualification et de la pénibilité de leur travail, alors que le gouvernement envisage de repousser l'âge minimal de départ à la retraite des infirmières salariées de 55 à 60 ans.
Selon un projet de réforme en préparation, l'ensemble des futures infirmières qui ont commencé leurs études après 2008 seront mieux rémunérées, mais elles ne pourront partir à la retraite qu'à partir de 60 ans.
Professionnels de la petite enfance
Les crèches devraient fermer leur porte en raison d'un mouvement de grève nationale des professionnels de la petite enfance, opposés à un assouplissement des règles d'accueil préparé par le gouvernement.
Des préavis de grève ont été déposés par les fédérations CGT, CFDT, Unsa et FSU et une trentaine de rassemblements et manifestations sont prévus dans toute la France, selon le collectif de professionnels baptisé "Pas de bébé à la consigne", en guerre depuis près d'un an contre un futur décret.
Le texte, qui devrait, selon la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, être publié "dans les trois mois", prévoit notamment des possibilités d'accueils supplémentaires dans les établissements, mais abaisse de 50 à 40 % le taux minimal de personnel "très qualifié" (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture...) obligatoirement présent, augmentant, du même coup, le nombre de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP petite enfance.
Journée d'action jeudi pour les médecins généralistes, les infirmières et les professionnels de la petite enfance. Des crèches et des cabinets médicaux devraient être fermés jeudi en France. Tour d'horizon de la grogne.
Médecins généralistes
Ils ferment leur cabinet pour réclamer davantage de moyens. Les syndicats de la profession, MG France, Union généraliste, Union collégiale et SNJMG (jeunes généralistes), dénoncent le manque de reconnaissance des médecins généralistes par rapport aux spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé.
Ils s'en prennent également à la pression de la Sécurité sociale pour limiter les dépenses.
Un communiqué de MG France, premier syndicat, souligne : "L'État, par le fait qu'il n'applique pas les lois qu'il a fait voter, et l'assurance-maladie, par les mesures discriminantes et vexatoires qu'elle applique avec zèle à l'encontre des généralistes, créent les conditions d'une France sans médecins généralistes. Si rien ne change, à l'horizon 2025, il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinets, contre 56.000 aujourd'hui."
Le texte fait notamment référence à "la spécialité de médecine générale" prévue par la loi qui ne s'est pas concrétisée par une augmentation des tarifs.
Infirmières
Six syndicats d'infirmières appellent à une journée de grève avec rassemblement à Paris pour la reconnaissance de leur niveau de qualification et de la pénibilité de leur travail, alors que le gouvernement envisage de repousser l'âge minimal de départ à la retraite des infirmières salariées de 55 à 60 ans.
Selon un projet de réforme en préparation, l'ensemble des futures infirmières qui ont commencé leurs études après 2008 seront mieux rémunérées, mais elles ne pourront partir à la retraite qu'à partir de 60 ans.
Professionnels de la petite enfance
Les crèches devraient fermer leur porte en raison d'un mouvement de grève nationale des professionnels de la petite enfance, opposés à un assouplissement des règles d'accueil préparé par le gouvernement.
Des préavis de grève ont été déposés par les fédérations CGT, CFDT, Unsa et FSU et une trentaine de rassemblements et manifestations sont prévus dans toute la France, selon le collectif de professionnels baptisé "Pas de bébé à la consigne", en guerre depuis près d'un an contre un futur décret.
Le texte, qui devrait, selon la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, être publié "dans les trois mois", prévoit notamment des possibilités d'accueils supplémentaires dans les établissements, mais abaisse de 50 à 40 % le taux minimal de personnel "très qualifié" (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture...) obligatoirement présent, augmentant, du même coup, le nombre de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP petite enfance.
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